Douala. Il est 6h12. Je suis déjà à mon bureau, immeuble La Vie Zoé.
Le téléphone n’a pas arrêté depuis hier soir de sonner.
Des messages de Singapour, d’Abidjan, de Port-Louis, de Hong Kong, du Canada.
Je regarde par la fenêtre.
Le CFA qui tangue. Les douanes qui changent les règles au milieu de la partie. L’IA qui vient détruire des métiers de bureau un par un, pendant que de nombreuses personnes continuent de croire naïvement que le diplôme les protège.
Je me surprends en train de sourire tout seul. Pas parce que tout va bien. Mais parce que depuis des années, je construis quelque chose qui ne dépend ni du CFA, ni d’un patron, ni d’un diplôme.
Voici pourquoi je vous écris ces lignes.
Il y a quelques semaines, j’étais à Singapour. Pas en touriste. Pas en spectateur. J’y étais pour une chose précise : accompagner la création de la première entreprise commerciale africaine sur place. Vingt mille kilomètres, pour planter un drapeau que personne avant nous n’avait planté à cet endroit.
Un partenaire m’a dit, ce jour-là : « Ernest, si on structure ce business de cette façon, on sera là où aucune personne n’avait osé être avant, du moins aucun pays africain. »
Il me dit ensuite : « après cette structuration, tu ne seras plus ce formateur qu’on admire de loin. »
Je n’ai pas hésité, je lui dis : « on le fera coûte que vaille. »
Parce qu’à un moment, il faut choisir. Soit on reste sur la scène et continue d’être applaudi, soit on descend et on va s’asseoir à la table où les décisions se prennent ?
Revenons en arrière.
Avant Startupane, avant B2life, avant comotron, avant Group Alliance Gulf, avant les filiales à Douala, Abidjan, Maurice et Singapour, j’étais ce jeune de Nkongsamba (au Cameroun), issu d’une famille extrêmement pauvre, qui, en 2003, montait sa première société à Malabo. ATLANTIC GUINÉE ÉQUATORIALE, qui faisait dans l’électricité industrielle. Rien de glamour. Des câbles, des chantiers, des factures en retard.
Et tout ceci m’a fait apprendre des choses, oui des choses qui m’ont poussé encore plus haut et fait de moi ce que je suis, et voici ce que j’ai compris.
Identité n°1 : l’entrepreneur du terrain. On n’apprend pas la rigueur dans les livres.
On va sur le terrain. Je suis allé en Guinée Équatoriale, où je travaillais dans ma propre entreprise comme électricien industriel, mais j’étais confronté à un problème récurrent : parfois le client ne paie pas, mais il faut quand même faire tourner son usine, car si tu laisses tomber, les pertes seront énormes, et j’étais comme une forme de prisonnier de mon savoir : je devais faire tourner les usines des clients quand ils ne me payaient pas. Il faut le dire, c’était de plus en plus frustrant.
Puis un jour, je décide de voir ailleurs : je me forme et me lance dans le négoce de matières premières.
Je deviens un leader dans le négoce des céréales, hydrocarbures, cacao, café, minerais, épices.
À l’époque, j’ai compris une chose que très peu de gens de ma génération avaient comprise : la vraie richesse de l’Afrique ne sort jamais du continent avec un contrat aux conditions de l’Afrique.
Elle sort avec les conditions de celui qui connaît les règles du jeu du négoce international. Alors, je décide d’être le meilleur négociant de ma génération : je vais créer Alliance Gulf à Dubaï en 2006.
Après ça, je me lance dans la formation, et aujourd’hui je reste le prophète, le guide, le berger celui qui a ouvert et démocratisé le domaine.
Identité n°2 : le négociant. Et j’ai commencé à structurer les Incoterms, la conteneurisation, la logistique internationale, les instruments bancaires, BG, LC, SBLC, KTT, etc., pas pour la décoration, mais parce qu’un négociant qui ne maîtrise pas l’intermédiation financière reste un intermédiaire entre deux personnes qui, elles, s’enrichissent devant ses yeux.
Identité n°3 : l’intermédiaire financier. Holdings, trusts, SPV, structures offshore à Maurice, à Singapour, aux Seychelles, à Sainte-Lucie, au Ghana. Ce n’est plus seulement vendre une marchandise. C’est construire l’architecture par laquelle l’argent circule, se protège, et revient.
Et puis j’ai vu le vrai problème du continent.
Ce n’est pas qu’il manque de matières premières. C’est qu’il manque d’hommes et de femmes formés à défendre les intérêts de notre continent.
C’est dans cette logique que je décide de former dans le domaine de l’intermédiation financière.
Identité n°4 : le pionnier. J’ai créé www.startupane.com pour ça. La première entreprise de formation de ce genre, construite par un Africain, pour des Africains, sur le négoce de matières premières et l’intermédiation financière. Un savoir pensé depuis Accra, pour des gens qui vivent les mêmes réalités, les mêmes problèmes de banques frileuses, les mêmes portes fermées que moi, des personnes qui sont indignées de voir les autres venir chez nous s’installer et, en quelques années, deviennent des champions dans des domaines où c’est nous qui devrions occuper, et pour ne rien arranger, ces gens emploient nos frères et les traitent comme des moins que rien, et pire, ils nous narguent.
Alors nous avons décidé de prendre les devants, car on a compris qu’ils ne sont pas plus intelligents que nous, mais qu’ils ont juste la bonne information.
Et aujourd’hui, je construis le plus grand réseau.
Ce n’est pas une marque personnelle de plus comme les nôtres aiment bien le faire mais une armée. Oui, nous avons le plus grand réseau de négociants africains au monde, et nous construisons en ce moment le plus grand réseau d’intermédiaires financiers africains au monde.
Le syndrome du griot
En Afrique, il y a une place que les autres aiment bien nous donner : celle du griot. Celui qu’on écoute, qu’on applaudit, qu’on félicite pour son éloquence, et qu’on ne laisse jamais s’asseoir à la table où on signe les vrais contrats africains. Il est celui qui amuse les gens, qui sert de moment de détente entre la signature de deux contrats.
On dira par la suite qu’il y avait des Africains dans la salle lors de la signature, mais où étaient-ils dans la salle ?
Sur la scène, en train de singer les autres, mais au moment critique où il fallait signer, ils étaient conduits gentiment hors de la salle. Ils n’étaient pas sur la table de décision où le financement se décide.
On peut être brillant pendant trente ans, admiré sur toutes les estrades du continent, et rester malgré tout un spectateur du vrai pouvoir économique. Parce que le vrai pouvoir ne se trouve pas dans l’applaudissement. Il se trouve dans l’accès au capital.
C’est pourquoi, dès mes débuts dans le monde professionnel, j’ai toujours refusé d’être le griot qu’on applaudit. Je veux être assis à la table où on signe les contrats de financement.
C’est pour ça que je ne me contente plus de former. Je forme, et je vais chercher, moi-même, les financements que mes apprenants pourront un jour structurer eux-mêmes.
Pendant que les lâches et les faibles d’esprit vont s’endetter pour aller dépenser, je m’arme de courage et vais chercher.
Regardez ce que font la majorité des entrepreneurs africains quand ils ont un peu d’argent de côté selon eux pour « s’internationaliser ». Ils prennent un billet pour la Chine.
Ils vont remplir les rangs d’une foire, dépenser en hôtel, en restauration, en déplacement, en souvenirs, et rentrer avec des cartes de visite.
Certains paient des marchandises, parfois se retrouvent à rester sur place. Ils deviennent les policiers de leur propre marchandise.
Ils suivent le fournisseur.
Ils surveillent le chargement.
Ils vérifient les cartons.
Ils appellent.
Ils relancent.
Ils attendent.
Ils espèrent.
Et parfois, malgré toutes ces précautions, la marchandise arrive en Afrique.
Et là :
PROBLÈME.
La qualité n’est pas celle attendue.
Une partie de la commande manque.
Le produit ne correspond pas exactement à ce qui avait été commandé.
Et soudain, l’entrepreneur découvre une vérité douloureuse : son voyage n’était pas une stratégie internationale.
C’était simplement un voyage d’achat.
Et lorsqu’il n’a plus de solution commerciale ou juridique immédiate, comme toujours, il lève les yeux au ciel comme toute personne désespérée et impuissante qui refuse de se prendre en main et dit « remettre tout à Dieu ».
Et là encore, il est perdant. Car le Chinois et lui n’ont pas le même Dieu, et mieux, le Dieu des Chinois est plus puissant que le sien, car celui du Chinois a réussi à faire de ce dernier ce qu’il est : « une puissance ». Par contre, le Dieu du touriste africain le réduit à être un éternel suiveur qui pleure, car il n’a pas de solution à proposer. Donc il va dépenser et ne rentre pas avec un centime de financement.
Le problème, c’est notre schéma mental.
Nous voyageons à l’étranger avec une mentalité de consommateur.
Alors que nous devrions y aller avec une mentalité de constructeur de puissance, avec l’esprit de la bataille économique.
MOI, JE PRENDS LE CHEMIN INVERSE.
Quand je vais à Singapour, je ne cherche pas simplement à dépenser de l’argent.
Je ne veux pas être un visiteur de plus dans une foire internationale.
Je ne veux pas revenir avec un sac rempli de brochures, des dizaines de cartes de visite et quelques photos devant des gratte-ciel.
Je vais chercher autre chose.
Je vais chercher des connexions.
Des partenaires.
Des structures.
Des opportunités.
Des mécanismes de financement.
Des investisseurs.
Des institutions.
Et surtout, des moyens de faire circuler le capital vers l’Afrique.
Parce qu’il y a une différence fondamentale entre celui qui voyage pour acheter (consommateur international),
et celui qui voyage pour structurer (conquérant économique).
Entre celui qui revient avec une facture,
et celui qui revient avec un réseau.
Entre celui qui cherche à importer quelques marchandises, et celui qui cherche à créer les conditions permettant au capital international de financer des projets africains.
C’EST CETTE DIFFÉRENCE QUE JE VEUX ENSEIGNER.
Ne voyagez plus uniquement pour voir ce que les autres ont construit.
Voyagez aussi pour comprendre comment ils l’ont construit.
Ne cherchez pas seulement le fournisseur.
Cherchez l’architecture financière derrière les grandes opérations.
Ne cherchez pas seulement le meilleur produit au prix le plus bas.
Cherchez le capital qui permettra de produire d’avantage sur place.
Ne soyez pas éternellement celui qui prend l’avion pour aller dépenser son argent à l’étranger (tout le monde sait a travers le monde que nous sommes des consommateurs).
Apprenez à devenir celui qui sait faire venir les capitaux vers notre continent. C’est ici la plus grosse preuve d’amour pour son continent.
Singapour, pour moi, n’est donc pas une destination touristique.
C’est un terrain d’apprentissage, de négociation, de structuration et de connexions.
Parce qu’à un moment donné, il faut arrêter de se demander :
« Qu’est-ce que je peux acheter à l’étranger ? »
Et commencer à poser une question beaucoup plus importante et complexe
« Qu’est-ce que je peux construire avec le monde en direction ou pour l’Afrique ? »
Voilà le changement de posture.
Chacun doit garder dans un coin de son esprit que « Les lâches suivent la foule. Les leaders remontent le courant. » Aucun entrepreneur n’a changé le monde en étant un suiveur.
« On ne devient pas une puissance économique en claquant son argent ailleurs. On le devient en allant chercher le capital des autres pour le ramener chez soi. »
« Un vrai leader n’a pas peur d’affronter tout le monde. Il a peur de rester assis pendant que le monde avance sans lui. »
Je ne suis pas le Lee Kuan Yew africain. Je suis TCHAKOUTE Ernest. Et je n’ai pas besoin de ressembler à qui que ce soit pour avoir raison d’avancer.
Ce que je construis maintenant
Je suis le pionnier de la formation du négoce de matières premières en Afrique francophone. Ce terrain, c’est moi qui l’ai ouvert.
Et aujourd’hui, je suis en train de former la plus grande armée d’intermédiaires financiers africains que ce continent va devoir connaitre des hommes et des femmes capables de structurer une BG, une SBLC, une holding, un trust, une SPV, sans dépendre d’un cabinet étranger qui leur facture 100 fois pour le même travail.
Ce que chacun doit savoir, c’est que je ne vise pas à être bon. Je vise à être le meilleur dans le négoce, l’intermédiation financière, dans la formation.
Tu veux comprendre comment structurer du négoce international de matières premières, de A à Z ? La formation en ligne est disponible ici : https://www.startupane.com/cours/mastermind-sur-lintermediation-financiere/
Tu veux apprendre à structurer des financements, des garanties bancaires, des montages offshore le métier d’intermédiaire financier, pas la théorie qu’on trouve sur YouTube ?
C’est la même porte d’entrée.
Ce texte va donner une nouvelle orientation à ta vie et tes finances.
Mais SEULEMENT si tu l’exécutes.
Beaucoup ne lisent plus, et ceux qui lisent un bon plan ne font plus rien.
Les gens futés lisent, puis agissent immédiatement (si tu as lu jusqu’ici, j’estime que tu es cette minorité qui lit et veut apprendre, alors je t’offre un bonus pour récompenser ta soif d’apprentissage et ta quête du savoir : je t’offre n’importe quelle formation de notre réseau de ton choix à moitié prix, à condition de réagir aujourd’hui. Capture cette partie du message et envoie-le par WhatsApp immédiatement ici +237 698 68 45 97 et reçois ton bonus de lecture).
TCHAKOUTE Ernest
L’électricien qui forme les banquiers dans la finance.
04/10/2026