Si vous ne développez pas une ferme volonté effrénée de progrès permanent, une recherche des opportunités et une envie maladive de puissance, vous ne serez jamais utile, même à votre propre communauté.

C’est justement ces besoins qui me poussent en permanence à espionner et à voir ce que font les autres.

Pour atteindre ces buts, je suis présent dans plusieurs groupes indiens (pas que). Dans lesquels, parfois, quand tu lis les messages des jeunes étudiants, tu te demandes : « Comment ces gens ne seront-ils pas puissants ? »

Dès qu’un étudiant indien est en Occident, ses demandes dans ses groupes sont toujours orientées vers la recherche de l’excellence. Ils ont des messages simples, mais quand tu vas dans le détail et analyses, tu te rends compte qu’ils visent des secteurs vraiment stratégiques qui combinent forte valeur ajoutée, création massive d’emplois et montée en gamme technologique très puissante.

Ils ont des messages dans le domaine de l’IT : services logiciels, cloud, IA, centres de données, et le BPO/KPO.

BPO (Business Process Outsourcing) et KPO (Knowledge Process Outsourcing) sont deux types d’externalisation qui consistent à confier certaines fonctions de l’entreprise à des prestataires externes ; la différence réside dans le niveau de complexité et la nature des tâches.

Ensuite, ils font des messages puissants sur les services financiers : prise de participation dans des entreprises occidentales, banques, fintech, assurance, intermédiation financière, crypto, société holding, société offshore. Ce qui devient un élément central pour financer la croissance, formaliser leur économie et soutenir l’investissement en Inde de façon pérenne et sécurisée.

Ils vont parler régulièrement des services dans la logistique : ports, corridors industriels, hubs d’exportation, recherche de partenaires économiques. Ils chercheront des solutions pour faire le lien entre industrie, agriculture modernisée et services.

Ils parlent des projets pharmaceutiques : méthodes de mise sur pied de nouveaux médicaments génériques, dispositifs médicaux et services nécessaires pour le faire.

Ils sont dans des secteurs qui répondent à la fois à une énorme demande dans leur pays et à un marché mondial en croissance, tout en étant porteurs de gains technologiques.

Surtout, ce que je remarque, qui semble extrêmement important pour eux, c’est l’éducation en ligne. Presque tous font des formations en ligne où ils dispensent des cours régulièrement.

Quand tu sors de leurs groupes et arrives chez nos frères avec des Bac+7 voir plus, ils ont pratiquement tous le même profil en termes de projets :

Tous veulent venir en Afrique faire de l’agriculture.

– Cultiver la banane plantain.

– Faire de la pisciculture.

– Cultiver la patate douce séchée, ensuite écraser et vendre.

– Créer une boulangerie avec la farine de manioc.

– Devenir des coachs de couple (pourtant, ils ont 7 enfants avec 7 pères ou 7 mères).

– Les plus intelligents investissent dans les appartements meublés pour encourager la jeunesse à consommer des stupéfiants et à faire de la prostitution.

– Les plus cyniques sont ceux qui sont allés en Occident, vivent dans des situations de solitude, de stress et de dépression permanents. Au lieu de conseiller aux frères de rester sur place avec de vrais projets comme les jeunes Indiens, ils se lancent dans le business d’hémorragie des cerveaux. En ouvrant des bureaux d’immigration ou en animant des comptes TikTok en longueur de temps pour vider le continent de sa main-d’œuvre.

Ça aurait été acceptable si, une fois sur place, l’insertion était en mode bottom-up (du bas vers le haut), mais non : c’est le mode top-down (du haut vers le bas). Ils y vont surdiplômés et se retrouvent à faire des petits boulots.

Récemment, j’étais sur la page Facebook d’un professeur agrégé des universités, chirurgien orthopédiste et traumatologue de surcroît, un homme politique camerounais qui aspirait même à être président de la République de ce pays.

Il était sur une photo avec 3 ignames qui, sans doute, sortaient de son champ. Il disait : « La terre ne ment pas », une façon subliminale de dire aux jeunes : « Lancez-vous dans l’agriculture. »

Pourtant, il a fait de sa fille une docteure orthopédiste comme lui. Un autre professeur fait de sa fille docteure, mais lui encourage les jeunes et enfants des pauvres à aller en Occident chercher un avenir meilleur pour eux et leurs frères restés au pays.

Il encourage ces derniers de rentrer en Afrique, acheter des terres, cultiver le piment ou le tournesol et créer ensuite une usine en cachette d’huile de tournesol qu’ils vont également vendre en mode « sous-marinage » : vendre clandestinement par peur qu’on découvre qu’ils font de l’industrie du piment dans leur chambre, car leur objectif est de sortir un jour et de surprendre tout le monde. Voilà le raisonnement que produit le cerveau des éminents professeurs africains, les gens sur qui les jeunes comptent pour développer leur cerveau afin de confronter les jeunes des autres peuples.

Au carrefour du donner et du recevoir, quand les jeunes des autres peuples proposeront des holdings, des solutions IA, des fusées en direction de l’espace, nos jeunes proposeront quoi la culture du tournesol ou du manioc cultivé en cachette dans un village de Matom 2 ?

Ce qui est énigmatique dans tout ceci, c’est que ceux qui croient à ces sottises sont souvent des gens vivant en Occident avec au moins un Bac +7 Des qui parlent dans leur famille, on les écoute parce qu’on pense que puisqu’ils étaient en Occident, ils ont acquis un bon bagage et reviendront faire des propositions innovantes, révolutionnaires et innovantes.

On se retrouve d’un côté avec des jeunes Indiens avec Bac+2 en Occident qui finissent avec une diaspora forte, des talents IT offshore qui se mettent en groupe pour créer des sociétés holdings offshores, des fonds souverains qui rentrent développer leur pays…

De notre côté, on se retrouve avec une érosion des compétences, un exode massif des médecins, ingénieurs qui finissent comme chauffeurs Uber et livreurs Deliveroo.

Si vous voulez sortir de ce cycle pernicieux et infernal qui nous suit comme une mauvaise malédiction jetée à notre peuple (autrefois de guerriers), nous vous donnons une dernière chance (l’unique) d’adhérer au plus grand réseau d’intermédiaires financiers africains au monde, ou à celui du plus vaste réseau de négociants de matières premières africaines au monde.

Profitez de cette offre et rejoignez-nous du côté de Singapo ur du 25 juin au 29 juin 2026 en cliquant ici ou ici : https://www.startupane.com/formations/intermediation-financiere/

Si vous êtes de cette catégorie d’Africains qui ne savent pas de quoi il est question lorsqu’on parle d’intermédiation financière, au lieu de chercher à s’inscrire pour apprendre, se braquent : sachez que vous êtes un Africain normal (l’ignorance des vrais enjeux nous caractérise).

Car on nous a conditionnés à nous braquer et à nous révolter quand l’un des nôtres parle de quelque chose qu’on ignore, ça doit venir de la bouche d’un blanc, c’est plus crédible quand c’est eu qui en parlent.

À la place, l’Indien, au contraire, consultera son frère pour en savoir plus sur le sujet.

Et ce conditionnement nous pousse à nous diriger vers des choses basiques : agriculture, digital, appartements meublés, brocantes, etc., et à fuir des choses qui rapportent et qui nourrissent la détermination de son envie de puissance.

 

Ernest Tchakoute

Douala, le 20/01/2026 – 12h49

On va réveiller votre conscience, même contre votre gré