Voici, par ordre alphabétique, la liste – non-exhaustive – des dynasties d’entrepreneurs libanais qui contribuent le plus au développement de leurs pays d’accueil, en Afrique de l’Ouest et ailleurs.

Abi Jaoudi (Liberia)

Au Liberia, qui ne connaît Abi Jaoudi ? La famille a donné son nom à une chaîne de supermarchés. Et George, son patriarche, est à la tête d’un groupe qui distribue aussi bien de l’alimentation que des véhicules. Il possède aussi des casinos, des hôtels, des restaurants… Réputée proche de l’ancienne présidente Ellen Johnson Sirleaf, la famille l’est tout autant de George Weah, son successeur. Ce qui ne l’a pas empêchée d’avoir quelques ennuis quand les autorités ont découvert la disparition d’un container de billets de banque dans le port de Monrovia. Il faut dire que certains médias locaux n’ont pas de mots assez durs pour dénoncer la mainmise supposée des « étrangers » – Libanais en tête – sur le Liberia.

• Achcar (Mali)

Gérard Achcar est l’un des hommes les plus influents du pays. Achcar Mali Industries (AMI), le groupe qu’il a hérité de son père, est le mastodonte local de l’agroalimentaire. Il possède notamment les Grands Moulins du Mali, dont la minoterie se trouve au Niger, ainsi qu’une usine de pâtes alimentaires. Il produit aussi de l’huile, du sucre et des piles électriques.

• Beydoun (Côte d’Ivoire)

Abdul Hussein Beydoun n’a que 16 ans lorsque, en 1977, il débarque à Abidjan. Après des débuts modestes, il se lance dans les matériaux de construction et la distribution. En 2003, il rachète au groupe français Descours & Cabaud la société Bernabé, qui vend du matériel de bricolage et des matériaux de construction. Aujourd’hui père de quatre enfants, l’entrepreneur est à la tête du groupe Yeshi, dont le chiffre d’affaires a atteint 47 milliards de F CFA (71,7 millions d’euros) en 2017. Présent dans huit pays, il a ouvert en 2018 deux immenses (10 000 m2) points de vente, dont un sous la marque Mr. Bricolage. Un centre commercial de 45 000 m2 est par ailleurs en construction sur l’avenue François-Mitterrand, à Abidjan.

• Chagoury (Nigeria)

Cofondateurs, en 1971, du Chagoury Group, les frères Gilbert et Roland Chagoury sont, à 70 ans passés, à la tête d’un conglomérat très diversifié (construction, immobilier, meunerie, embouteillage, assurance, hôtels, télécoms, etc.) et sont désormais milliardaires. Gilbert fut ambassadeur de la petite île antillaise de Sainte-Lucie, dont le système bancaire ne se signale pas par sa transparence. C’est aussi un philanthrope qui a financé la construction d’écoles et d’hôpitaux, ainsi qu’un monument à la mémoire des victimes du 11 Septembre. Une galerie du Musée du Louvre, dont il est un généreux donateur, porte son nom et celui de Rose-Marie, son épouse.

Darwish (Nigeria)

Créé par Issam Darwish et William Saad lors de la privatisation des télécoms nigérianes, en 2001, le groupe IHS est aujourd’hui l’un des leaders de la gestion des pylônes dans le pays et travaille avec les principaux acteurs du secteur. Mohamad Darwish, vice-président du groupe, dirige l’activité Nigeria. On trouve aussi des Darwich (avec un « c ») en Côte d’Ivoire.

El Sahely (Cameroun)

En quittant le Sud-Liban, Maarouf El Sahely ne se doutait sûrement pas qu’il deviendrait un jour le leader de l’industrie des boissons en Angola, au Cameroun, en Centrafrique, au Congo-Brazza et en Zambie. Au Cameroun, la dynastie est présente dans de nombreux secteurs : le bois (avec Sefca), le transport (Solet) et l’eau minérale (Source du pays). Créée à l’initiative de Youssef, le père, Sefca est désormais dirigée par deux de ses fils, Jamal et Nessrallah. En 2015, un rapport de l’ONG Global Witness a accusé cette entreprise forestière d’avoir aidé au financement de la Séléka, la rébellion armée centrafricaine.

Ezzedine (Côte d’Ivoire)

Comme beaucoup de groupes créés par des Libanais, le conglomérat Carré d’or, fondé par Ibrahim Ezzedine (décédé) et aujourd’hui dirigé par son frère Zouheir, est extrêmement diversifié. Importation et vente d’agroalimentaire, moulins, immobilier, eau minérale… Le groupe possède aussi la seule usine de pâtes alimentaires de Côte d’Ivoire. Depuis le rachat de son usine au groupe Omaïs, il est aussi le premier producteur de carton du pays. Deux neveux viennent de rejoindre le management du groupe, qui continue de se développer.

Fadoul (Burkina Faso)

Michel Zouhair Fadoul a créé le groupe qui porte son nom en 1966. L’entreprise s’est peu à peu diversifiée dans de nombreux secteurs (BTP, distribution, industrie) et une bonne dizaine de pays (Togo et Ghana, notamment). Entretenant de bonnes relations avec le pouvoir au temps de Blaise Compaoré, la famille, qui est de confession chrétienne, reste l’une des plus puissantes du pays, mais voit son influence battue en brèche par des dynasties sunnites ou chiites, les Basma en premier lieu.

• Fakhoury (Côte d’Ivoire)

En Côte d’Ivoire, qui dit Fakhoury pense d’abord à « Pierre ». Né en 1943, le célèbre architecte est une figure du monde de l’entreprise dont l’influence dépasse largement la communauté libanaise. Depuis 2011, c’est Clyde, son fils, qui a pris progressivement la direction opérationnelle du groupe. Ancien courtier, celui-ci n’a rejoint PFO qu’en 2008.

Si le BTP reste une activité-phare, Clyde joue à fond la carte de la diversification : eau, environnement, gestion des déchets… Souhaitant ne plus dépendre du seul marché ivoirien, il a par ailleurs lancé des projets au Sénégal, au Burkina Faso et en Guinée. Quant à Cécile, son épouse, elle dirige l’une des principales galeries d’Abidjan et ne ménage pas ses efforts pour promouvoir l’art contemporain en Côte d’Ivoire et dans toute l’Afrique.

• Fakhry (Côte d’Ivoire)

Installée à l’origine au Sénégal, la famille Fakhry est aujourd’hui très influente en Côte d’Ivoire, où ses activités vont du commerce du textile à la grande distribution, en passant par les hôpitaux (Polyclinique internationale de l’Indenie) et l’hôtellerie (Ivotel). Leader de la grande distribution avec 159 magasins, sous 17 enseignes, Prosuma est codirigée par Karim Fakhry et l’Ivoirien Abou Kassam. En 2016, l’entreprise employait 3 600 personnes et réalisait un chiffre d’affaires de plus de 350 millions d’euros.

• Fares (Sénégal)

Classés parmi les plus grandes fortunes du Sénégal (aux côtés des Layousse, Omaïs ou Choubassy), les frères Fares, Mohamed, Muhyedine et Hassan, ont d’abord développé leur activité dans le bâtiment et les matériaux (Batimat, Batiplus) avant de se diversifier dans l’agroalimentaire (Siagro), l’eau, le lait et les jus de fruits (Kirene).

• Ghandour (Côte d’Ivoire)

Créée dans les années 1960, à Dakar, par le patriarche de la famille, la parfumerie Gandour a migré vers la Côte d’Ivoire, où elle est devenue un acteur majeur du secteur des cosmétiques. Ses produits sont distribués jusqu’en Europe et aux États-Unis, sous la marque Nouvelle Parfumerie Gandour (NPG). Mais la famille reste présente dans les deux pays. L’orthographe de son nom est un peu fluctuante, puisque l’on trouve aussi bien des Ghandour que des Gandour et des El Ghandour. Comme pour compliquer un peu plus ce dédale onomastique, NPG est aujourd’hui dirigée par le gendre de Mahmoud El Ghandour, un certain Ghandour Ghandour !

• Hage (Burkina Faso)

Joseph et Georges Hage dirigent le groupe familial créé par Élie, leur frère. Cette famille chrétienne est active dans la sidérurgie, les centres commerciaux, la peinture et les matériaux de construction. Au Togo, elle possède la société Sototoles. On trouve aussi des Hage au Liberia.

• Hejeij (Gabon)

À Libreville, le nom de Hejeij est omniprésent. Hassan, qui entretenait des relations quasi familiales avec Omar Bongo Ondimba, est un poids lourd du BTP avec Socofi. Le groupe est aujourd’hui dirigé par son fils, Ali, et son frère, Kassem. En 1991, les Hejeij ont fondé la Banque du Moyen-Orient et de l’Afrique, implantée au Liban. Kassem a démissionné en 2015, laissant sa place à son fils (également prénommé Ali).

• Houdrouge (Sénégal)

Même s’il est depuis longtemps ressortissant monégasque, Adnan Houdrouge reste lié au Sénégal, où il est né, en 1948, Douzième enfant d’une fratrie de treize, il a commencé sa carrière comme vendeur dans un magasin de sport, à Dakar, en 1968. Quatre ans plus tard, il se met en tête d’équiper l’ensemble de l’équipe olympique sénégalaise et contacte Adidas.

Houdrouge gagne son pari, crée dans la foulée la marque City Sport (distribution d’articles de sport), qui se développe sans coup férir en Afrique et en Europe, et noue des alliances avec divers groupes français : la Fnac, les supermarchés Casino, Courir… Mercure International, son groupe, gère aujourd’hui 150 magasins et emploie 5 000 salariés. Il est actionnaire du distributeur ivoirien Prosuma, créé par les familles Fakhry et Kassam. Sa fille Johanna, qui est avocate, l’a rejoint à la tête du groupe, tandis que Véronique, son épouse, et Jennifer, son autre fille, dirigent une association caritative baptisée Children of Africa.

Hyjazi (Côte d’Ivoire)

Codirigé par deux frères, Hassan et Samih, le groupe Hyjazi est un pionnier de la grande distribution en Afrique de l’Ouest (avec les Prima Center d’Abidjan, Conakry et Ouagadougou) et emploie plus de 4 000 personnes dans quinze pays. Il est également présent dans l’industrie, la promotion immobilière et la restauration.

• Issaoui (RDC)

Parfois présenté comme le « chef » de la communauté libanaise de RD Congo, Ibrahim Ahmad Issaoui est à la tête de Sociemex, le groupe qu’il a créé en 1998 et qui chapeaute aujourd’hui six grandes sociétés spécialisées dans l’agroalimentaire, la construction et la distribution, notamment automobile. Sociemex est l’importateur officiel des automobiles Hyundai et Mazda.

• Kaawar (Sénégal)

Né en 1960 à Dakar, Jalal Kaawar est le roi de l’ameublement et de la décoration en Afrique, titre que lui a transmis Fakhreddine, son père. Jalal dirige l’entreprise Orca, qui possède 25 magasins dans de nombreux pays : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Gambie, Mali, Mauritanie et bien d’autres. D’autres membres de la famille Kaawar participent à l’exploitation de la marque, en particulier son frère Jamal.

• Khachab (Côte d’Ivoire)

PDG de Thunnus Overseas Group (TOG), Mohamad Ali Khachab règne, pour sa part, sur la conserverie de thon en Afrique, avec ses trois sociétés familiales : la Société de conserveries de Côte d’Ivoire, Pêche et Froid Côte d’Ivoire et Pêche et Froid Madagascar. Son groupe est également présent en Europe, et notamment en France, où il détient 25 % de parts de marché dans son secteur d’activité.

• Khalil (Côte d’Ivoire)

Fondé en 1972 par Moustapha Khalil, le groupe Eurofind se développe aujourd’hui dans la métallurgie, la chimie et l’alimentaire. Il est présent dans 13 pays, dont 5 en Afrique de l’Ouest : Côte d’Ivoire, Bénin, Mali, Sénégal et Togo. Lorsque le fondateur est rentré au Liban, c’est Adham El Khalil, son gendre, qui a pris la présidence du groupe. De concert avec Atef Omaïs, Moustapha Khalil a parallèlement créé l’entreprise Sotici, qui fabrique des tuyaux en PVC. La firme est aujourd’hui dirigée par Ramzi Omaïs, fils du premier et neveu du second.

Khouri (Togo)

Spécialisé dans l’énergie, Khouri est l’un des principaux groupes privés d’Afrique de l’Ouest. Fondé par Fahim Khouri au début des années 1970, il est géré de manière familiale et possède des bureaux au Togo, au Nigeria, au Liban et aux États-Unis. Les Khouri (ou Khoury) sont également présents dans de nombreux autres pays d’Afrique, parmi lesquels la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Bénin.

• Lakiss (Côte d’Ivoire)

Associé aux frères Ahmed et Dnan Amer, l’autodidacte ivoiro-libanais Ali Lakiss a fondé la Société Amer et Frères (SAF) en 2004, qui, très vite, est parvenue à rivaliser avec les multinationales du cacao présentes dans le pays. S’il faut en croire son site internet, elle a réalisé en 2016 un chiffre d’affaires de 380 millions d’euros et accaparé 10 % de la production nationale. Ce qui ne l’a pas empêchée de faire faillite en juillet 2018, à la suite de défauts de contrats et d’un important cumul de dettes. Au mois de janvier, la Société agricole de café cacao (SACC) a racheté les actifs de SAF Cacao.

Moukarzel (Ghana)

Filiale du groupe Finatrade, l’entreprise Ghana Market Direct Ltd (grande distribution) réalise un chiffre d’affaires avoisinant le milliard de dollars. Ce qui fait de Nabil Moukarzel, son patron, l’un des hommes les plus riches du Ghana. Il emploie plus de 2 000 salariés ghanéens et distribue des produits alimentaires dans sept pays d’Afrique de l’Ouest.

Moussalli (Nigeria)

Amin Moussalli est né au Liban avant d’immigrer aux États-Unis, puis de s’établir au Nigeria, le pays d’où est originaire la famille de son épouse. Il est le propriétaire du groupe AIM, qui possède une ribambelle de stations de radio et de chaînes de télévision nigérianes : Cool FM, Wazobia FM, Wazobia TV, Cool TV… Evita et Tatiana, ses filles, travaillent également au sein du groupe. La seconde est mariée avec Shahin Nouri, un champion automobile d’origine suisse.

• Nesr (Angola)

Fondé dans les années 1970, à Kinshasa, par Ali Nehme Nesr, le groupe Webcor est toujours présent au Congo et au Mozambique, mais l’essentiel de ses revenus africains lui vient d’Angola. Il est aujourd’hui dirigé par Wissam, le fils du fondateur, secondé par Hussein Nestr, qui occupe le poste de vice-président. Le groupe, dont le siège est en Suisse, est spécialisé dans l’importation et la distribution de produits alimentaires. Son chiffre d’affaires est supérieur à 1 milliard de dollars.

Odaymat (Ghana)

D’abord employé de la filiale ghanéenne de Toyota, Mohammed Ahmed Odaymat a racheté sa première entreprise en 1978. Il est aujourd’hui le président du directoire d’un groupe diversifié qui travaille dans toute l’Afrique de l’Ouest et dont son fils (prénommé Esam) est le PDG. Si Rana Group possède une usine d’eau minérale et une agence de voyages, son activité reste avant tout liée aux moyens de transport : il distribue les voitures Kia, les motos Suzuki et une large gamme de pneus, qui équipent notamment les véhicules utilisés dans les nombreuses mines que compte le pays.

• Omaïs (Sénégal)

Des Omaïs, oui, mais lesquels ? Présente dans toute l’Afrique de l’Ouest, la famille, qui débarqua à Dakar dès la fin du XIXe siècle, pèse lourd dans les économies ivoirienne et sénégalaise. Youssef, qui vit à Dakar, symbolise cette réussite. Fondateur, en 1981, du groupe Patisen, il fabrique et distribue une multitude de produits : pâte à tartiner, bouillons, boissons, mayonnaise, sel… Allié au singapourien Wilmar, il exporte dans une quarantaine de pays.

Seklaoui (Côte d’Ivoire)

Maîtres de la distribution de produits électroniques et électroménagers en Côte d’Ivoire, les frères Nassif et Ali Seklaoui travaillent avec de grandes marques internationales (Samsung, TCL, Beko), mais commercialisent aussi des produits sous leur propre label, Nasco. Et notamment des smartphones fabriqués par Samsung. Sociam, leur enseigne, est présente dans toute la région, jusqu’en RD Congo. Leurs prochaines cibles ? Le Sénégal et le Nigeria.
Figure de la communauté libanaise dans le pays, Nassif est le vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie libanaise de Côte d’Ivoire (CCILCI), qui réunit, explique-t-il, « 300 groupes employant plus de 60 000 personnes et réalise un chiffre d’affaires cumulé avoisinant 2 500 milliards de F CFA » (3,8 milliards d’euros). Cette chambre de commerce, unique sur le continent, espère donner des idées à d’autres communautés libanaises d’Afrique.

• Tajeddine (RDC)

Symbolisé par la Futur Tower, un building ultramoderne du centre de Kinshasa, l’empire des Tajeddine couvre le BTP, l’agroalimentaire (Atlantic Trading Co., Biscuiterie Congo Futur), le bois (Trans-M), le plastique (Congo Futur Plastic) et la grande distribution.

Mais la dernière fois que la fratrie a été sous les feux de l’actualité, ce n’était pas à la rubrique économie. Le 15 mars 2017, Kassem Tajeddine a été arrêté à l’aéroport de Casablanca, puis extradé aux États-Unis. L’administration américaine lui reproche en effet, ainsi qu’à deux de ses frères, Hussein et Ali, de financer le Hezbollah libanais via l’entreprise familiale. Des accusations rejetées avec indignation par la famille, en particulier par Ahmed, patron du groupe Congo Futur et seul membre de la fratrie à ne pas figurer sur la liste noire américaine.

• Wazni (Guinée)

Pour les Wazni, l’extraction minière est un peu une affaire de famille commencée dans les années 1920. Fadi, le grand-père, était à l’époque un riche commerçant établi dans les zones minières de Sierra Leone. Près de cent ans plus tard, Fadi Wazni, son petit-fils, est un entrepreneur aux multiples casquettes. Directeur général de la société United Mining Supply, il s’est en 2015 associé au singapourien Winning Shipping Ltd et au chinois Shandong Weiqiao pour lancer la Société minière de Boké (SMB).

En deux ans, ce consortium a hissé la Guinée au rang de troisième producteur mondial de bauxite. Il compte quelque 9 000 salariés (dont 94 % de Guinéens) et réalise un chiffre d’affaires de l’ordre de 1 milliard de dollars. Outre ses qualités de chef d’entreprise, Fadi Wazni est également consul honoraire des Pays-Bas. Lorsqu’on l’interroge sur l’intégration de sa famille en Guinée, il n’esquive pas : « En vingt-cinq ans, je n’ai jamais été victime de ségrégation. Nous avons des familles qui sont en Guinée depuis plus d’un siècle, nos liens avec le Liban sont de plus en plus distendus. Moi, je suis guinéen. »

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La question à se poser est celle de savoir pourquoi les autres arrivent chez-nous se font des fortunes pendant que nous peinons à sortir du lot? Le plus intrigant reste le fait qu’il est quasi impossible de voir les africains aller au Liban faire fortune comme ils le font chez-nous.

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Alors nous devons réveiller notre fierté et travailler si durement au point ou nos enfants deviennent aussi puissants que ceux des peuples venu des contrés lointaines.

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Notre existence en dépend si nous ne voulons pas que nos enfants deviennent les esclaves des autres, nous devons travailler comme des forcenés afin de leur laisser des fortunes qui garantiront une place dans ce monde, car il faut le dire ? malheureusement les nouveaux codes capitalistes instruisent d’avoir du respect uniquement pour celui qui est financièrement nantis qu’il soit bon ou pas la morale est devenu un slogan vide et creux qui ne s’applique qu’aux faibles et aux pauvres financièrement.

Pour illustration, une étude de 2012 publiée dans la revue de l’Académie des Sciences américaine s’est intéressée aux liens entre la position sociale et les comportements contraires à la morale. Les différents tests pratiqués confirment l’existence d’un lien statistique évident entre l’appartenance à une catégorie socio-économique élevée et des comportements non éthiques.

Le harcèlement psychologique et moral concerne également le monde du travail où ambition et agressivité ne sont pas les dernières « qualités » attendu des petits chefs, cadres et autres managers, soit un caractère dominateur associant volontiers survalorisation de soi et dévalorisation de l’autre.

Ainsi donc le capitalisme n’aurait cessé d’obéir à cette loi de la jungle qui dispose qu’assujettir ou manger plus faible que soi est dans l’ordre des choses sous le prétexte d’assurer à l’humain cette fameuse sélection naturelle.

A une certaine époque, le cannibalisme existait entre les peuples. Mais les humains font vite de remplacer le cannibalisme par le capitalisme lorsqu’ils se rendirent compte, qu’il était plus rentable d’exploiter son prochain que de le manger.

Le capitalisme a quelque chose de narcissique qui pousse vers un libéralisme pervers.

LES FRERES ET SOEURS CHERCHONS A FAIRE FORTUNE OUI VRAIMENT FORTUNE!
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Coach Ben
Douala le 30/10/2020 — 23H38
source : Jeune Afrique