Le Botswana est un pays enclavé de l’Afrique australe. Le désert du Kalahari et le delta de l’Okavango recouvrent la majorité de son territoire, et offrent aux animaux une végétation luxuriante pendant les inondations saisonnières. L’immense réserve de chasse du Kalahari central, avec ses vallées fossiles asséchées et ses prairies vallonnées, abrite de nombreuses espèces comme des girafes, des guépards, des hyènes et des chiens sauvages. Les safaris sont une activité très pratiquée au Botswana.
Capitale : Caborone
Devise : Pula
Produit Intérieur Brut : 18,34 milliards USD (2019)
PIB par habitant : 7 961,33 USD (2019)
Taux de croissance du PIB : 3,0% de variation annuelle (2019)
RNB par habitant : 17 140 dollars PPA (2019)
Revenu National Brut : 39,49 milliards dollars PPA (2019)
Internautes : 47,0% de la population (2019)

Historique

Lors de sa mise formelle sous protectorat par les Britanniques en 1885, le Bechuanaland n’est que l’arrière-cour semi désertique de l’Afrique du Sud, et le rôle du gouvernement se limite essentiellement à contrôler les tensions qui opposent les locaux (essentiellement des Shonas) aux colons ndébélés et boers. Le seul projet industriel d’envergure est l’attribution d’une bande de terre à Cecil Rhodes pour la construction du chemin de fer Le Cap-Le Caire vers la fin du xixe siècle.

Lorsque le Botswana accède à l’indépendance le 30 septembre 1966, sa capitale Gaborone n’est guère qu’un village de quelques milliers d’âmes, une poignée de kilomètres de routes seulement dans tout le pays sont goudronnées, et l’on n’y trouve que deux écoles secondaires offrant un cycle complet de 5 ans, comptant 80 élèves en tout et pour tout.

La seule « richesse » du pays, essentiellement couvert par le désert du Kalahari, est alors l’élevage extensif de bovins. Les choses changent de manière radicale à partir de juillet 1971 avec l’ouverture par la compagnie sud-africaine De Beers de la plus grande mine de diamants du monde à Orapa.

À partir de ce moment, et soutenue par les investissements étrangers et un gouvernement efficace et transparent, la croissance du produit intérieur brut s’est maintenue aux alentours de 8 % annuellement jusqu’à la fin des années 1990.

Entre les recensements de 198586 et 200203, la proportion de la population sous le seuil de pauvreté absolue a ainsi pratiquement diminué de moitié (de 57 % à 30 %).

Avec la stabilisation prévue de la production de diamants, le gouvernement botswanais a commencé depuis le début des années 2000 à prendre des mesures pour diversifier plus sérieusement l’économie et la rendre moins dépendante du secteur minier, notamment avec l’externalisation des services et le tourisme, ce dernier représentant 5 % du PIB et 1 emploi sur 10.

Les rythmes de croissance économique connus depuis 2000 était en ralentissement comparativement aux précédentes années, de l’ordre de 4 % par an. La crise financière de 2007-2010 a eu des conséquences importantes sur la croissance du Botswana, avec une contraction de plus de 10 % du PIB en 2009 selon le FMI, avec probablement une amélioration notable de la situation dans le futur

Ressources naturelles

Il a souvent été postulé que l’abondance de ressources était pour un pays autant voire plus une malédiction qu’une réelle chance : cela est vrai pour les pays développés, mais plus encore pour les pays pauvres, où la richesse du sous-sol semble influer négativement sur la stabilité du pays ainsi que sur la fréquence des conflits armés qui s’y déroulent (on pensera notamment au Liberia ou à la République démocratique du Congo). Le Botswana semble pourtant avoir échappé à cette « malédiction des ressources »: alors que son sol est pauvre à l’extrême en surface, le sous-sol renferme des quantités appréciables de minéraux, le secteur est dominé par la production de diamants et, dans une bien moindre mesure, celle de nickelcuivre et de natron.

De par sa structure de production peu intensive en main-d’œuvre, le secteur minier est à la fois une richesse pour le pays -les revenus combinés du diamant et du nickel-cuivre passant de zéro à l’indépendance à 90 % des exportations à la fin des années 1980 (avec un trou en 1981, année de dépression pour le marché mondial du diamant)- et une enclave séparée du marché de l’emploi : la part de la population active employée dans le secteur n’a jamais dépassé les 10 % (au début des années 1980) et se maintient aujourd’hui aux alentours de 5 %. Deux compagnies minières, Debswana (une société mixte formée à égalité par le gouvernement et la Sud-Africaine De Beers) et Bamangwato Concessions Ltd. (également détenue en partie par le gouvernement botswanais) gèrent les immenses ressources minérales du pays. Lors d’un recensement opéré en août 2004, il est apparu que 64 compagnies se partageaient un total de 556 licences de prospection, dont 432 concernaient le diamant ou des pierres précieuses

Diamants

Après l’extension de la mine d’Orapa (Orapa 2000), Debswana a négocié en 2004 un renouvellement pour 25 ans de ses concessions d’exploitation. Si la participation du gouvernement dans Debswana se limite à 50 % du capital, la part des profits qui lui revient est de 75 à 80 %.

 

La compagnie De Beers ouvrit la première mine à Orapa en 1972, après avoir payé en 1969 20 millions de dollars pour la licence d’exploitation: en quatre mois cet investissement était déjà couvert par les profits générés par la mine. Un juriste envoyé au gouvernement du Botswana par la Banque mondiale insista pour la renégociation du contrat de licence, soulevant l’opposition du cartel qui obtint de la Banque qu’elle déclare que l’avocat n’agissait pas en son nom. La découverte d’un second gisement renforça cependant la position du gouvernement, et l’accord fut effectivement renégocié.

 

Quatre exploitations sont aujourd’hui en activité : après Orapa (découverte en 1967, ouverte en 1972) vint Letlhakane (1975), puis Jwaneng en 1982, considérée aujourd’hui comme le gisement le plus riche du monde. Damtshaa a pour sa part démarré ses opérations en 2002. Second producteur de diamants au monde (après l’Afrique du Sud) avec 30 millions de carats (soit 6 000 kilogrammes, près du quart de la production mondiale en 2004) pour les seules mines gérées par Debswana, le Botswana est grâce à la qualité de ses pierres le premier producteur mondial en valeur absolue. Grâce aux profits quasi monopolistiques réalisés par De Beers sur les marchés mondiaux, les revenus du diamant sont à la fois stables et élevés

Nickel, cuivre et autres minerais

L’extraction de ces deux métaux est entre les mains de BCL (compagnie en partie détenue par l’État et qui a subi des pertes d’exploitation chroniques) et Tati Nickel Mining Co. (filiale d’une compagnie canadienne, LionOre Mining Ltd.), les gisements étant situés dans la région de Selebi-Phikwe. Le minerai extrait, un agrégat de nickelchrome et cuivre, est ensuite envoyé pour raffinage en Norvège et au Zimbabwe.

Tati utilisant jusqu’en 2004 la fonderie de BCL, l’extension de ses opérations et l’acquisition d’un site de transformation propre à la compagnie devrait entraîner une augmentation des volumes disponibles pour BCL, qui après de sévères restructurations commence depuis les années 2000 à dégager des bénéfices. Le lancement par BCL de nouvelles prospections devrait permettre d’utiliser les capacités nouvellement libérées. BCL produit également près de 250 000 tonnes de natron par an, mais les rendements semblent s’orienter vers une diminution. De plus, la faible population locale ne pouvant soutenir la consommation de verre produit localement, l’essentiel du minerai est exporté.

Enfin, environ 170 kg d’or ont été extraits du sol botswanais (Mupane, région de Francistown) en 2004. Des projets d’exploration et de recherche de plombargent, et zinc ont été menés et se sont révélés fructueux dans la zone de Kihabe (700 km au nord de Gaborone)

L’économie du Botswana est un modèle de réussite économique sur le continent africain : bâtissant son avenir sur une administration démocratique, stable, compétente et peu corrompue (Transparency International le classe régulièrement comme le pays le moins corrompu d’Afrique), une gestion prudente et, bien sûr, un sous-sol riche en diamants (représentant 80 % des exports) et minéraux, ce pays enclavé, dont seules 5 % des terres conviennent à l’agriculture et qui lors de son indépendance en 1966 était l’un des 25 plus pauvres du monde, se classe désormais parmi les plus prospères du continent. De fait, il s’agit du seul pays au monde qui a pu lors de la période 19702000 afficher une croissance annuelle moyenne de près de 9 %.
L’Africa Investment Index (AII) ou -en français- l’indice de l’investissement en Afrique du cabinet indépendant de recherche Quantum Global Research Lab. Visant à fournir aux investisseurs intéressés par l’Afrique une sorte de guide sur les marchés les plus attractifs à court et moyen terme, l’indice est déterminé sur la base d’indicateurs macroéconomiques et financiers, ainsi que les indicateurs Ease of Doing Business Indicators (DBI) du Groupe de la Banque mondiale.
Au final, six groupes d’indicateurs sont retenus à savoir les facteurs de croissance tels que la croissance du PIB, l’investissement domestique ou encore la taille de l’économie ; les facteurs de liquidité notamment le niveau du taux d’intérêt domestique réel; les facteurs risques tels que la notation de crédit du pays, le risque de dépréciation de la monnaie, le ratio de couverture des importations ou le niveau de la dette extérieure; les facteurs liés à l’environnement des affaires, les facteurs démographiques et de capital social.
Le Botswana
Cette économie africaine dont on n’entend pas beaucoup parler dans l’actualité mène son leadership en silence. Déjà apparu récemment dans plusieurs classements de distinction tels que les destinations touristiques les plus compétitives (3ème), les pays les plus prospères d’Afrique en 2016 (3ème), les meilleurs élèves de la liberté économique sur le continent (5ème) les pays africains où il faut entreprendre en 2017 (2ème), pour ne citer que cela, le Botswana est à présent sacré pays le plus attractif en termes d’investissements, selon l’AII.
Présentant d’intéressants scores dans de nombreux indicateurs, le pays de Seretse Ian Khama se démarque particulièrement dans la notation de crédit, le ratio des comptes courants, le taux de couverture des importations, les facilités d’entreprise.
Le Bostwana est devenu le pays le plus développé en Afrique noire,sans tempête,sans bruit. Comment ?
Les matières premières sont interdites d’être exportées brutes. Une transformation doit d’abord se faire sur place,pour absorber les valeurs ajoutées.
C’est ainsi que,premier producteur de Diamant,ce pays a fait déplacer la bourse de Diamant d’Anvers à sa capitale GABARONE. C’est donc le Bostwana qui fixe le cours du diamant.
Tout projet de création d’entreprise se fait par déclaration. L’entreprise fonctionne 6 mois avant de déposer les statuts.
Tout projet en prévision d’au moins 50 salariés se voit bénéficier d’un chargé de mission de la présidence qui va jouer le rôle de facilitateur.
Tout projet de plus de 100 salariés bénéficie d’un site gratuit par l’État pour 10 ans.
L’Etat investit énormément dans l’éducation.
Les bourses étudiantes varient de 100000f à 150000f /mois,selon le cursus. L’université est gratuite.
L’État a obligation de trouver de l’emploi à tous les diplômés de l’enseignement Supérieur,tant dans le secteur public que privé.
Le nouveau diplômé bénéfice d une allocation en attente d’emploi payé mensuellement.
Après l’éducation,une grosse partie du budget est attribué à la santé.
Les plateaux techniques des hôpitaux de ce pays,n’envient aucun pays au monde.
Le tourisme est sélectif pour preserver l’environnement. Le Botwana est entrain de talonner l’Afrique du sud en matière de Safari.
Les mandats présidentiels sont de 4×2 non renouvelables. Rarement de contestations post électorales.
Le poids de l’armée y est faible.
VOUS COMPRENEZ POURQUOI LE BOSTWANAIS N’EMMIGRE JAMAIS. ET POURQUOI IL N’ Y A PAS DE FATALITÉ POUR LE DÉVELOPPEMENT DES PAYS AFRICAINS. SEULE LA VOLONTÉ POLITIQUE COMPTE.”
Chuttt ne dites a personne depuis janvier 2014, le pays figure sur la liste française des paradis fiscaux
–Lu et modifié sur la page de Yaya Kinmabla–
Ernest TCHAKOUTE (Coach Ben)
Douala le 10/08/2021 — 05h54